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30 mars 2017 Comments are off republicains28

A Bailleau-le-Pin, Bruno Retailleau sonne la charge

Cela restera comme le temps fort de l’avant premier tour de la Présidentielle en Eure-et-Loir. Près de 600 personnes se sont retrouvés le mercredi 30 mars au soir, à la salle des fêtes de Bailleau-le-Pin, pour le meeting de Bruno Retailleau, le coordonnateur de la campagne de François Fillon. Dans une belle ambiance, le Président du groupe LR au Sénat, par ailleurs Président de la région Pays-de-la-Loire a été accueilli par Martial Lochon, le maire de Bailleau, Gérard Hamel, le Président du comité de soutien de François Fillon en Eure-et-Loir et la quasi-totalité des parlementaires : les sénateurs Chantal Deseyne, Albéric de Montgolfier, Gérard Cornu, et les députés Laure de la Raudière, Olivier Marleix, Président des LR 28, et Philippe Vigier.

Bruno Retailleau a fait preuve de tout son talent oratoire, pour décrire cette « Campagne sans précédent, ce jamais vu, où l’on veut abattre François Fillon, en tirant les ficelles dans l’ombre ». Il a eu ce mot pour François Fillon, « Il se bat comme un lion, montrant son tempérament de chef avec courage et ténacité ». Bruno Retailleau ne s’est pas attardé longtemps sur l’écume du jour, pour prendre de la hauteur, estimant que nous vivions l’élection la plus importante depuis 30 ans.

Pour lui, c’est clair « La France fonce vers l’abîme, et l’élection Présidentielle est l’ultime chance de repartir » si elle ne veut pas sombrer en deuxième division. Le constat de Bruno Retailleau est sans ambiguité, la France est absente de la scène internationale et même européenne. Le fait qu’aucun Français ne soit recensé parmi les 12 plus importants postes (élus ou fonctionaires) européens, en est le symbole criant.

« Macron, c’est Wall Street et Woodstock ! »

« Il n’y a jamais eu autant d’insécurité » a par ailleurs décrit le bras-droit de François Fillon qui s’est attardé sur les violences en banlieues ou les fusillades dans les lycées. Dans le domaine économique, c’est la Bérézina « Tous les indicateurs sont au rouge » pour reprendre son expression. L’assistance a retenu ces chiffres : 6 millions de Français sont au chômage total ou partiel, 2 millions vivent sous le seuil de pauvreté, 2 millions des jeunes ne sont pas qualifiés, le pouvoir d’achat est en recul de 600 € par Français et par an, et le revenu moyen est de 13 points inférieur à celui des Allemands. Il s’est aussi inquiété des 2,5 millions d’emplois perdus dans l’industrie et du poids des dépenses sociales, 57% des richesses produites !

Autres urgences pour Bruno Retailleau : celle de rétablir le rôle de l’école « lieu de continuité du monde », de redonner leur place aux familles avec un droit aux enfants « en non un droit à l’enfant », et de réaffirmer l’autorité de l’Etat. En  la matière, il s’en est pris à l’action de Christiane Taubira, revendiquant l’urgence de rétablir les peines planchers (dans une France où 50% des délits sont commis par 5% des délinquants) et de construire au plus vite  16 000 places de prison.

Face à ce tableau, Bruno Retailleau a affirmé qu’une élection était une comparaison, et que l’urgence de la situation, notamment internationale et le contexte terroriste, excluait une victoire de Marine Le Pen « qui reste à la porte de la Trump Tower quand elle veut rencontrer le Président des USA » ou d’Emmanuel Macron « qui a la légèreté de revendiquer son immaturité politique ». Ce dernier a d’ailleurs concentré les feux sur ce dernier, voyant dans son avènement une manœuvre quasi-machiavélique de François Hollande. Pour lui, Marcron c’est « Hollande jusqu’au bout des ongles » et une sorte d’alliance  contre nature entre « Wall Street et Woodstock ».2017-03-29-meeting-retailleau-bailleau-18-_nor