Ce samedi 21 mai 2016, Les Républicains d'Eure-et-Loir recevaient Bernard Esambert.
24 mai 2016 Comments are off republicains28

« C’est votre famille politique qui relèvera notre pays en 2017 »

 

C’est un homme influent que notre fédération et la 2e circonscription ont eu l’honneur de recevoir ce samedi 21 mai à Garnay. Ancien conseiller de Georges Pompidou à Matignon puis à l’Élysée, Bernard Esambert est venu nous apporter son regard sur une époque de prospérité qu’il a bien connue pour en avoir été l’un des principaux acteurs : les années 1960-70 et le Gaullo-Pompidolisme.

Un point de croissance de plus que l’Allemagne

Entre 1964 et 1974, notre pays comptait en effet 6 % de croissance alors que l’Europe n’en avait que 5. La raison de cette avance, équivalente à 15 % de richesse nationale en plus glanée sur nos voisins ? La méthode de gouvernement du 1er Ministre !

« Georges Pompidou avait décidé d’organiser des conseils économiques restreints une fois par mois avec les patrons de PME, afin de leur insuffler le goût de l’innovation et l’envie d’investir dans la recherche et le développement. Avec cet état d’esprit, après 5 ans passés à Matignon, chaque patron se sentait dépositaire d’une part de la souveraineté économique nationale », se souvient Bernard Esambert.

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C’est l’époque où la France lance les grands programmes de recherche industrielle sur lesquels repose encore 50 ans après sa richesse économique : le nucléaire civil, le TGV, Airbus, Ariane, le plan calcul… « Il ne se passait pas un mois sans que la presse ne parle de la dernière aventure industrielle imaginée par le gouvernement ». De quoi faire rêver à l’heure où nous sommes condamnés à écouter un Président claironner que « ça va mieux » alors que notre économie n’a jamais été aussi apathique…

Car dès 1974, la croissance s’effondre avec le premier choc pétrolier et tombe à 2,5 % puis 1,5 % jusqu’à la crise de 2008-09, signant là la fin d’un âge d’or où la France avait les plus belles usines du continent, y compris devant l’Allemagne. Depuis, le pays a perdu 30 % de son potentiel industriel, toléré un déficit de croissance de 40 % par rapport à ses voisins européens, et vu sa richesse moyenne par habitant décrocher.

Des raisons d’espérer

Alors que faire ? Bernard Esambert n’est pas pessimiste sur les chances de la France de s’en sortir. Encore faut-il s’en donner les moyens. Tout d’abord en recouvrant notre compétitivité, ce qui implique de baisser la fiscalité sur les entreprises et de recréer des usines modernes, notamment dans le numérique. « Notre pays doit retrouver l’engouement pour l’industrie, c’est comme cela qu’il récupèrera la confiance si nécessaire au retour de la croissance économique ».

Il faudra ensuite assouplir les 35 heures et lancer de nouveaux programmes sur des priorités comme la biologie et l’environnement. Mais surtout, élire un chef de l’État qui ait assez de force de conviction et de ténacité pour porter ces changements.

Car Bernard Esambert le dit sans détour : « C’est à votre famille politique qu’il reviendra de relever notre pays après 2017 ». Un message plein d’espoir de la part d’un homme brillant, bien qu’il ne se départisse jamais de sa modestie naturelle.

Pour aller plus loin :

Bernard ESAMBERT, « Une vie d’influence. Dans les coulisses de la Ve République » (Flammarion, 2013)